Sous le vieux lilas blanc s'abrite un oiseau-lyre
De l'orage menacant d'une fin de journée,
Sur le gravier mouillé quelques feuilles fanées,
Déposées par le vent, finissent de jaunir.
Nonchalament couché sur l'herbe, je médite.
A coté d'une rose, fleurissent un pissenlit
Et l'aube délicate d'une fragile ortie :
Si proches et si lointaines, Manon et Aphrodite.
Et mon âme, apaisée de cette douce harmonie
Qui fait se cotoyer, sans autre désarroi,
La poésie des rues, la poésie des rois,
Est enfin soulagée de ses nuits d'insomnie.
Car l'amour que je porte au plus profond de moi
Que je ne croyais n'être que digne d'une reine,
Qui souffre tout autant de mes joies, de mes peines,
Cet amour, Ô ma mie, exalte mes émois.
Le lilas blanc
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