J'eusse aimé que tu sois le peintre de ma vie
Pour tremper tes pinceaux dans le sang de mes pleurs,
Dessiner ma folie au gré de tes envies,
Y jeter, par milliers, tes touches de couleur.
J'eusse aimé colorer mes rêves inassouvis,
Tapisser mes chimères de pétales de fleurs,
Ensorceller les teintes de mes ternes lavis,
Enluminer mes ombres et taire ma douleur.
J'eusse aimé me noyer dans l'eau de tes pastels
M'y fondre lentement en de folles transparences,
Volutes fantomatiques d'arabesques en dentelle,
Appels irrésistibles à rejoindre leurs silences.
Et j'eusse aimé te voir, songeuse devant la toile,
D'une main maladroite, esquisser un fusain
Mélanger aux reflets scintillants des étoiles,
La rosée d'un matin, les larmes d'un chagrin.
Regrets
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